Grande Récession de 2008 – La 2ème crise économique mondiale majeure, après celle de 1929

Faisant suite à l’éclatement de la bulle Internet du début des années 2000, les capitaux ont quitté en masse la bourse pour s’investir dans l’immobilier, contribuant ainsi à bâtir la future crise, celle des Suprimes de 2007. L’effondrement du système bancaire qui s’en est suivi (avec la spectaculaire faillite de Lehman Brothers en Septembre 2008) a lancé le T0 de la 2ème crise économique majeure de l’ère contemporaine.

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Chute du PIB lors de la Crise économique mondiale de 2008

Crise économique de 2008 : le PIB mondial s’effondre et passe en dessous de -2% en 2009

Si nous devions citer qu’un chiffre, c’est celui du PIB mondial : de 4% en 2007, il allait chuter à 1.5% en 2008 et passer en négatif en 2009 (-2%). Il remontera les année suivantes, mais il a toujours du mal, 7 ans après, à retrouver ses performances d’avant crise.

Pour sûr, cette « Grande Récession » de 2008 (ainsi nommée par les anglophones) se retrouvera dans les manuels d’histoire de nos enfants , …juste après la Grande Dépression de 1929 !

Revenons sur la genèse de cette crise économique mondiale de 2008 et essayons de voir ses principales implications et conséquences.

Nous vivons de plus en plus dans un système économique fermé et déterministe: actions, réactions ou contre-réactions s’enchainent dans un processus sans fin. Certains économistes pensent même que nous sommes rentrés dans un système de crises permanentes ou dépressions et krachs d’aujourd’hui sont les conséquences des errements du passé et vont inéluctablement contribuer aux dysfonctionnements à venir.

Il est vrai que la récession de 2008 peut, sans aucune ambiguïté, être attribuée aux conséquences de la crise des subprimes. En 2007, le marché immobilier US s’effondre quand il est acquis qu’un trop grand nombre de ménages américains (*) ne seront pas en mesure de rembourser les mensualités de leurs prêts hypothécaires, accordés de façon trop laxistes par des banquiers peu regardants sur la solvabilité de leurs clients.

Note (*) : On considère que pour les seuls USA, la crise des subprimes aura littéralement ruinée plus de 2 millions de personnes.

Les montants récupérés par les banques lors des saisies hypothécaires ne sont plus suffisants pour couvrir leurs encours et éviter la faillite (**). Cela oblige les banques centrales (la Fed pour les USA) à intervenir en rachetant massivement les actifs toxiques des banques et en injectant des liquidités dans le système pour faciliter l’accès au crédit pour les particuliers et les entreprises.

Note (**) : Non sans faire quelques exceptions…pour l’exemple: la banque Lehman Brothers ne bénéficiera pas du plan de sauvetage US et devra se déclarer en faillite le 15 Septembre 2008 !

C’est ainsi que, après avoir porté ses taux directeurs à quasiment 0%, la banque centrale américaine se lance dans une politique d’assouplissement quantitatif tous azimuts qui aura pour conséquence, après 3 opus de ce Quantitative Easing (QE1, QE2, QE3), de prélever sur le marché par moins de 4,5 trillions de dollars d’actifs à risque ! Une lessive XXL sans précèdent qui a pour but, en facilitant l’accès à l’emprunt pour les ménages et entreprises, de lutter contre la récession et l’augmentation du chômage.

Ce quantitative easing à l’américaine sera suivi quelques années plus tard, par un QE à l’anglaise, puis plus récemment (début 2015) par le premier QE européen de la BCE.

Comprenons-nous bien : si nous sommes prêts à reconnaitre que ces politiques d’assouplissements monétaires ont eu, ici ou là, des effets certains (bien que d’éminents économistes en doutent encore !), elles ont toutes, selon nous, un coût difficilement soutenable sur la durée: en effet, elles augmentent inéluctablement la dette mondiale qui va peser sur la capacité de remboursement des générations futures !

A ce propos, la tragédie de la dette grecque est là pour nous alerter sur ce coût économique et social que nous léguons à nos enfants et petits-enfants..

Dans les périodes troublées, l’or retrouve généralement très vite sa fonction de base : servir de valeur refuge contre les aléas, par nature imprévisibles, de la crise. La grande dépression de 2008 n’a pas fait exception à la règle: le cours de l’or (qui avait repris des couleurs à partir de 2004) s’est littéralement envolé pendant le déroulement des années de galère, atteignant un plus haut à 1900$/once en Septembre 2011, soit plus de 500% d’augmentation par rapport au début des années 2000, date à laquelle le métal jaune était coté à 290$ seulement ! Même si une correction sévère a eu lieu en 2012 et 2013, l’or a recommencé depuis à reprendre son inéluctable progression.

Pour certains experts, la crise économique mondiale qui a débutée en 2008 est toujours présente en 2015, soit 7 ans plus tard ! Il est vrai que le krach boursier chinois de l’été 2015 vient de rajouter des sujets d’inquiétudes supplémentaires et que la FED n’a toujours pas relevé ses taux directeurs, une preuve s’il en est, que la « Grande Récession » est bien toujours omniprésente sur cette planète!