Les mystères de la formation des filons d’or enfin résolus

22 Octobre 2015

Si vous vous passionnez pour l’or, vous vous êtes certainement demandés pourquoi certaines régions du globe sont plus riches en gisements que d’autres. Quel est le processus qui a bien pu conduire à la création de filons ou autres agrégats de pépites élémentaires? La question est d’autant plus complexe à résoudre que l’or est un des métaux les plus rares de notre planète (sa concentration dans la croute terrestre est estimée à 1 mg par tonne) et qu’il est quasiment impossible à transporter par les fluides géologiques connus à ce jour.

Comment se forment les filons d’or dans les gisements ?

Pépites extraites d’un gisement d’or

Eh bien, ne cherchez plus, la réponse vient d’être fournie par le CNRS, le célèbre Centre National de la Recherche Scientifique, dont le siège est à Toulouse. Selon des études réalisées en laboratoire par des éminents chercheurs de ce CNRS, cela serait l’ion trisulfure (symbole chimique : S3-) qui, en se liant aux atomes d’or, en faciliterait l’arrachage sur les supports rocheux, le transport en phase aqueuse et le dépôt dans les zones de gisements aurifères.

Cette découverte, pilotée par le chercheur Gleb Pokrovski, a été réalisée en laboratoire, car il était matériellement impensable de travailler en situation réelle. En effet, les filons d’or se forment généralement à une profondeur moyenne de 4 km sous terre, un endroit particulièrement inhospitalier ou règne une température avoisinant les 300°C et une pression pouvant atteindre plus de 2000 fois la pression atmosphérique que nous connaissons à l’altitude 0.

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C’est donc dans un grand caisson thermique pressurisé, équipé d’un spectroscope, que les chercheurs de la ville rose on réussit à recréer cet environnement très sévère. Les scientifiques connaissaient déjà la capacité des sulfures et chlorures à transporter tant bien que mal le métal jaune, mais en faisant des expériences avec différentes formes de souffres « modèles », ils ont découvert que l’un d’entre eux, le trisulfure S3 (et plus particulièrement l’ion S3-) avait un propension au transport de l’or de 10 à 100 fois plus important que les autres fluides géologiques analysés

Quelles pourraient être les retombées d’une telle découverte ? S’il est encore trop tôt pour le dire, le scientifique Gleb S. Pokrovski laisse entendre dans l’article «  Sulfur radical species form gold deposits on Earth » de la revue «  Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA » que cette avancée significative dans la connaissance du mode de transport de l’or sur la croute terrestre permettrait, je le cite :

« de localiser de nouvelles ressources de métaux précieux »

Quand on sait que la croute terrestre mesure de l’ordre de 40 km d’épaisseur et que les forages les plus profonds ne dépassent pas le dixième de cette carapace, on mesure le potentiel de gisement d’or qui reste à explorer sur la planète terre.

Si la formation de filons d’or semble enfin comprise, nul doute que les scientifiques sauront exploiter cette découverte pour améliorer les rendements de production des mines d’or de par le monde.